Comment évaluer l’efficacité de mes travaux de rénovation énergétique ?

Simulateur efficacité - 05/29/2020

Plus de 3 millions de ménages français réalisent des travaux de rénovation énergétique dans leur logement tous les ans. Ces travaux d’une valeur moyenne d’environ 12 000 euros sont réalisés avec pour objectifs de réduire la facture énergétique et d’améliorer le confort. Dans certains cas les propriétaires pensent aussi à la revente en se disant qu’une amélioration de l’étiquette énergétique permettra de mieux vendre son bien sur le marché.

De nombreuses aides existent pour financer ses travaux.

Si vous avez réalisé des travaux de rénovation énergétique chez vous, vous vous êtes probablement rendu compte qu’il n’était pas si simple de mesurer les gains que vous avez réalisés.

C’est une question importante à plusieurs titres : d’abord parce qu’on entend régulièrement parler de fraude dans les travaux de rénovation énergétique et qu’on aimerait s’assurer que les siens sont efficaces et d’autre part parce que, votre entourage, en quête de conseil vous a sans doute déjà posé la question de savoir si oui ou non vos travaux avaient générer des gains sur votre facture.

Faut-il regarder mes factures d’énergie pour savoir si mes travaux ont été efficaces ?

Oui, en partie mais ce n’est pas le montant en euros que vous payez qui vous donnera les meilleures informations. Le coût de l’énergie varie en effet d’une année sur l’autre et peut même évoluer à la baisse de manière significative si vous changez de fournisseur. Pour commencer à évaluer vos travaux, il faut donc regarder la consommation en énergie de votre logement. Cette consommation (en kWh) apparaît clairement sur votre facture d’énergie, c’est ce chiffre que vous devez repérer sur vos factures d’électricité - et de gaz si vous en avez.

J’ai mes factures d’énergie avant et après travaux, et ensuite ?

Pour estimer les gains liés à vos travaux de rénovation énergétique, il va ensuite falloir regarder la consommation de votre logement avant vos travaux et après vos travaux. Les prochaines étapes sont donc les suivantes :

  • Noter la date de réalisation de vos travaux,
  • Calculer votre consommation d’énergie des deux années qui ont précédé vos travaux,
  • Calculer la consommation d’énergie de l’année / des deux années qui ont suivi vos travaux.

Vous avez maintenant presque tous les éléments en main pour faire votre calcul mais il vous manque un élément de taille : la rigueur de l’hiver. Les conditions climatiques jouent beaucoup sur la consommation énergétique d’une habitation.

Comment faire pour prendre en compte les conditions climatiques ?

Les professionnels de l’énergie utilisent un indicateur pour calculer la rigueur d’un hiver, il s’appelle le degré jour. En deux mots, ils utilisent les données météo et l’évolution de la température chaque jour pour calculer cet indicateur et additionnent ensuite la valeur de chaque indicateur sur toute la période de chauffe.

Dans votre cas, vous pouvez utiliser des simulateurs comme celui-ci proposé par une filiale de nos partenaires GRDF pour calculer le nombre de DJU des années qui ont précédé vos travaux et de celles qui le suivent. Pour les paramètres : la méthode de calcul est celle des professionnels de l’énergie, le type d’usage est chauffage et la température de référence est 18°C.

Et maintenant, quels sont les gains réels liés à mes travaux ?

Pour mesurer l’impact de vos travaux sur votre consommation de chauffage, il vous faut maintenant isoler dans votre facture la partie de votre consommation liée au chauffage et celle liée aux autres usages. C’est ce qu’on appelle faire le calcul de la thermosensibilité de votre consommation, chez Homeys on a construit les algorithmes qui s’en chargent et qui se chargent d’ailleurs aussi de la suite du processus de calcul qui consiste à retraiter la consommation des données climatiques.

Vous voulez savoir ce que vous ont rapporté vos travaux ?

Effet rebond ? Qu’est ce que c’est ?

C’est le fait qu’après des travaux de rénovation énergétique, on décide souvent d’améliorer son confort en augmentant légèrement la température dans le logement. Cet effet rebond a évidemment un impact négatif sur l’efficacité des travaux. Pour rappel, 1°C de chauffage en moins, c’est 7% d’économies en plus.

Mathieu